PROJET

Mémoire de recherche

ANNEE

2025

COMPETENCE

UX Design / Recherche / Développement Web


01 — Contexte

À la fin de mon stage chez Hermès, j’ai découvert les plateformes Low-Code / No-Code, alors que l’équipe réfléchissait à la mise en place de profils de Citizen Designers.

Cette découverte a rapidement suscité ma question de recherche, que j’ai développé pendant une année : à quoi servent réellement les applications de low-code/no-code ?

02 — Questionnement

Avant de comprendre les pratiques, j’ai cherché à revenir aux fondamentaux : d’où viennent les termes Low-Code, No-Code et Citizen Developer ?

Je me suis notamment interrogée sur ce que recouvrent réellement ces appellations, sur les compétences qu’elles impliquent et sur la place qu’occupent ces nouveaux profils au sein des organisations.

03 — Recherche

Pour nourrir cette réflexion, j’ai croisé différentes sources : ouvrages, articles de recherche, publications spécialisées et conférences.

J’ai ensuite construit une recherche en deux axes complémentaires afin de confronter la théorie aux pratiques réelles.

04 — 1ère axe : Étude comparative

J’ai réalisé une étude comparative de plusieurs plateformes Low-Code / No-Code afin de sélectionner les écosystèmes les plus pertinents pour mon étude.Trois plateformes ont finalement été retenues : Zotoro, Microsoft Power Apps et One System.

L’objectif était de comprendre leur fonctionnement, leurs logiques de conception et les possibilités qu’elles offrent à des utilisateurs qui ne sont pas des développeurs traditionnels.

05 — 2ème axe : Étude qualitative

J’ai également mené une étude qualitative auprès de Citizen Developers, que j’ai contactés directement sur LinkedIn.

À travers leurs témoignages, j’ai cherché à comprendre dans quels environnements ils travaillent, comment ils utilisent réellement ces outils, quelles compétences ils développent et quelles difficultés ils rencontrent.

Cette approche m’a permis de confronter le discours porté autour du Citizen Development à la réalité des pratiques.

06 — Le codage sous interface

Ces recherches m’ont amenée à formuler le concept de « codage sous interface ».Les plateformes Low-Code / No-Code ne suppriment pas nécessairement la logique du développement : elles la déplacent derrière une interface.

L’utilisateur ne va pas nécessairement apprendre à coder au sens traditionnel du terme. Il apprend plutôt à maîtriser un environnement, ses composants, ses règles et ses possibilités, afin de produire une solution à partir de celui-ci.

07 — Citizen Developer : un terme à questionner

L’un des autres constats importants de mon mémoire concerne justement le terme « Citizen Developer ».

Mes recherches m’ont amenée à considérer cette appellation comme avant tout un terme marketing, qui peut donner l’impression que ces utilisateurs deviennent des développeurs alors que leur pratique est différente.

Ils deviennent avant tout des opérateurs spécialisés d’un outil Low-Code / No-Code, capables de construire des solutions dans un écosystème défini.

08 — Un an de recherche

Ce mémoire est le résultat d’une année de recherche, d’analyse et de confrontation entre théorie et terrain.

Il m’a permis d’explorer un sujet situé à la croisée du design, du développement, des outils numériques et des transformations des pratiques professionnelles, tout en développant une réflexion personnelle sur la manière dont ces nouveaux outils redéfinissent la place des utilisateurs dans la création numérique.

Là où les applications métiers semblent être la solution à tous les maux dans les entreprises, les créer et surtout les développer demande cependant du temps et des compétences techniques. Ainsi, l’émergence d’outils de création d’applications sans-code (tels que PowerApps, Outsystems, Zoho Creator) promet la possibilité de créer des applications sans connaissances techniques de développement préalables. Elles se veulent être un terrain de jeu, jouable par tous, mais dans le cas où on connaît bien toutes les règles. Se pose alors la question de l’impact réel d’un tel terrain et notamment sur ce qui est produit. En confrontant les pratiques des utilisateurs à l'analyse de ces outils et de leurs discours marketing, autour de ces solutions miracles, il s’agit de comprendre à quoi servent réellement ces applications. Ce mémoire montre notamment le potentiel à simplifier le développement applicatif, mais au dépend de l’accessibilité, du design et de la durabilité de ces applications. Il démontre également comment les discours marketing, parfois démesurés, influencent les pratiques de ces outils.